Saturday, November 15, 2008

Lloyd Chudley Alexander, mémoire éternelle

Perlisant le magazine Muze, n:os mai-septembre 2007, je me rends compte que l’obituaire de cet auteur américain reste à faire en France.

Né le 30 janvier 1924 à Philadelphie, grandissant à Drexel Hill, il lit, parfois à l’insu de son père, les livres que celui-ci eut achetées à l’Armée du Salut et revait déjà d’être écrivain, ce que déplut au paternel, pour dire le moins. Il dut travailler à la banque pour payer un sémestre au collège, après quoi il avait marre de ça aussi (il avait horreur de la banque); puis il rejoint l’armée et il avance à officier de renseignement et contre-espionnage après l’entrainement au Pays de Galles, dont les paysages, histoires et légendes ainsi que la langue enchantent le futur auteur de The Prydain Chronicles, dont deux en traduction française. Transféré à Paris (après Alsace-Lorraine, où il connut les cultures allemandes et françaises dans un beau brassage) il fait des études à l’université de Paris et là la connaissance de Gertrude Stein et de sa future femme Janine Denni.

Après les succès littéraires, ils vivront ensemble à leur villa à Drexel Hill, jusqu’à leurs décès, Lloyd le 17 mai, qui cette année fut le jour de l’Ascension, sa femme deux semaines avant, après 62 ans de mariage. Leur fille Madeleine Khalil est déjà décédée en 1990. Dieu aie leurs âmes!

http://friend.ly.net/users/jorban/biographies/alexanderlloyd/index.html http://www.cbcbooks.org/cbcmagazine/m... (remplacé par:)
http://cbcbooks.org/cbcmagazine/meet/lloydalexander.html

A l’age de 13, je demandai à la bibliothèque de Vidédal (quartier aisé de Malmoe, une demi-heure de marche du mien), s’il y avait là des livres genre Le Monde de Narnia, mais par d’autres auteurs que C S Lewis. Ma première découverte était alors Bilbon puis Le Seigneur des Anneaux par Tolkien, la deuxième The Marvelous Misadventures of Sebastian par Lloyd Alexander (on trouve pas le Chudley sur le dos de ses livres: ce roman n’est pas traduit en français) et la troisième la trilogie de Terremer par Ursula leGuin. Aujourd’hui, c’est Sebastian que je cite:

Ce personnage est un IV violon (que n’en déplaise pas aux connaisseurs de la musique, qui savent qu’il n’y a plus que deux voix de violon: c’est parodique, exprès) qui vient de perdre sa position (genre Mozart après la querelle avec Colloredo), qui joue le violon dans les rues en cherchant une autre (genre Haydn, avant de rencontrer Eszterhazy) et qui finit par bouleverser le régime d’un petit tyran (ce que fut le rêve de Beethoven) avec l’aide d’un chat parlant (mais sans les bottes) et un violon enchanté dont les mélodies vont jusqu’à donner la folie au tyran. Le tout est doublé de mésaventures - d’où le titre, et genre Candide - et biensur du personnage triste et pessimiste de Sébastian, qui s’en n’était pas sorti sans l’optimisme (un peu cynique) et la sagesse du chat. Si je me trompe sur quelque chose, c’est qu’il y a beaucoup d’années après ma dernière lecture.

Lloyd Alexander aimait les chats, les jeunes demoiselles pleine de finesse, astuce et initiative, et le vagabondage, l’aventure. Il détestait la tyrannie, l’ambition dominatrice et l’hypocrisie. J’ai pas le temps de présenter encore The Prydain Chronicles, The Vesper Holly series, The Westmark Trilogy ou The First Two Lives of Lukas Kasha. Mais tant qu’ils restent sans traduction française ils demeurent une bonne raison de lire l’américan: d’ailleur, écrits pour jeunesse, leur langage n’est pas trop difficile.

Hans Lundahl

mis-à-jour le 4/17 mai 2008, l'anniversaire de sa démise

1 comment:

Hans-Georg Lundahl said...

Patroness of his childhood abode Drexel Hill, St. Katherine Drexel, Virgin

3 - III